Galops Passés

Cap Nord en duo

Balade dans le Quercy en trio

Faaker See au grand galop

Giro di Sicilia

Portugal via Santiago

Deux Harley Davidson à 3117 m

Faaker See "Le retour"

Les petits cols pyrénéens

Gorges profondes

Crazy Run Pyrénéen

Back in Sierra Nevada

Pizza, chianti e belle ragazze
en Toscane

Coooooool Run Pyrénéen

Retrouvailles à Albufeira

Pata négra à gogo dans la
sierra Pelada

Balade en Pyrénées avec la Secrétaria
et Lolo de Béhèmm

2 Motos et 1000 vaches

 

 

 


Les Moto-Machos et leurs deux invités dans les Causses
avec virolos dans les gorges du Tarn, de la Jonte et de la Dourbie
4 mai au 7 mai 2014


Cette petite introduction donne le ton de ce run, avec tout d'abord la présence de notre secretaria Neuronette qui a permis d'ajouter, quand ce fut possible et ce le fut trop rarement à son goût, une touche culturelle (et pas de la motoculture) et de plus, dans le cadre d'une ouverture politique inédite, de Laurent sur sa vaillante Béhèmmme GS1200 et surtout mari de la fille espagnole de la copine espagnole de la moitié (espagnole aussi) de San Bernardo. On est aussi pour la paix des ménages chez les Moto-Machos ….
Ensuite, l'objectif est de serpenter dans ces paysages magnifiques, alors que la foultitude des touristes avec leurs horribles camping-cars, encombrants modernes des routes, n'est pas encore arrivée.
Enfin et même surtout, la genèse de ce run ainsi que son organisation revient à notre vénérable et honorable Confucius qui passa des vacances tant dans sa jeunesse que plus tard avec sa dulcinée dans cette région.

J1 : de Bx à Najac (334 km)


Départ de bon matin par temps frais à 9h30, avec RDV sur l'aire de repos après le péage de St Selve sur la A62. Après un échauffement des gommes sur cette autoroute, on bifurque sur Villeneuve-sur-Lot, cité devenue célèbre « fiscalement » grâce à un récent ministre du budget. Pour effacer la fraîcheur de la matinée, une halte sur la grande avenue pour un café au lait bien chaud, puis en route vers la France profonde pour Montcuq avec ses faciles jeux de mots, tel que « bons baisers de Montcuq », mais nous n'en ferons pas plus (encore qu'avec 3 chevaliers de l'Ordre du Cul Tanné 1515 dans le groupe ….).
Alors que l'heure du déjeuner arrive, point d'auberge sur la route et c'est San Bernardo, qui rassure la petite troupe en garantissant qu'à St-Cirq-Lapopie, nous trouverons, même après 14h, un lieu de restauration. Et c'est bien le cas, dans une sympathique auberge-snack à toute heure, sur la D8 juste un peu à l'écart de ce lieu hyper-touristique et donc avec des prix modérés avec la formule salade, tarte-maison aux légumes et dessert avec bière locale pression et café.


Saint Circq Lapopie

Et c'est avec l'estomac bien rempli que nous repartons le long de la vallée du Lot, vers Cajarc, célèbre cité de résidence de feu le Président Pompidou, mais aussi avec son caractère médiéval, son église et ses vieilles pierres.

Puis, Caylus, et encore quelques vieilles pierres, sa halle médiévale et le souvenir de Lagardère, de sa devise « si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi » qu'il lança au Prince Philippe de Gonzague alors qu'il assassinait le Duc Philippe de Nevers dans les douves du château du lieu selon le roman « Le Bossu » de Paul Féval (repris dans le célèbre film de André Hunebelle en 1959). Un peu de chevalerie et de légende, quoi de mieux pour nos trois chevaliers !! Fort malheureusement, l’horaire ne nous permet pas de participer au bal traditionnel organisé ce jour-là sous la halle, avec  déjà quelques badauds au look alterno-écolo.

Et enfin cap sur Najac pour notre hôtel, le Belle Rive, situé prés du pont sur l'Aveyron, au pied de la cité perchée sur un pic et de son château médiéval. Petit tour à moto pour les mâles à Najac, qui malgré son potentiel de cité médiévale, semble bien déserté par les touristes et nous rencontrons cependant une enseigne de dame en tenue médiévale, mais plate comme une planche à dessin ce que Laurent et San Bernardo vérifieront. Neuronette, très bonne montagnarde, décide monter à pied depuis l'hôtel jusqu'au château puis au village et donc San Bernardo devient le piniouf des montagnes avec une vitesse d’ascension pédestre proclamée de 300 mètres/heure, comparée au double réalisé par Neuronette. Le dîner sera bien local avec tout ce qu'il faut en termes de solide avec du canard et de liquide avec un bon rouge qui tache, choisi avec maestria par Confucius, full-patch du CIVB. Nous en profitons pour échanger et faire plus ample connaissance avec Laurent, notre nouveau compagnon de voyage et surtout, et j'insiste, mari de la fille espagnole de la copine espagnole de la moitié (espagnole aussi) de San Bernardo.  

San Bernardo

Najac

Laurent

 

J2 : de Najac à Compeyre prés de Millau avec un petit tour au Mont Aigoual via les gorges de la Jonte (290 km)


Départ vers 9h, sous un ciel bleu et une température clémente et donc la journée se présente très bien !
Car sur Mirandol-Bourgnounac, puis Baraqueville et ses comices agricoles, puis Salles-Curan et le splendide lac de Pareloup, qui éveille beaucoup de souvenirs de jeunesse et de vacances à Confucius. Enfin arrivée prés de Millau à notre hôtel Le Rascalat à Compeyre, qui fut un haut lieu pour le cœur de San Bernardo il y a quelque 40 ans et donc il y a prescription …


Lac de Pareloup


Après avoir déposé les sacs de voyage à l'hôtel, direction les gorges du Tarn pour un déjeuner bien sympathique dans une auberge prés de Rivière-sur-Tarn, puis au Rosier, on quitte les gorges du Tarn pour remonter les gorges de la Jonte vers le Mont Aigoual. Il vaut mieux profiter de ce beau temps pour aller au Mont Aigoual, car de la brume est prévue pour demain. Et là, on travaille les flancs des pneus dans tous ces virages sous un ciel magnifique et sans quasiment personne sur la route. Le Mont Aigoual avec ses 1565 mètres d’altitude nous accueille avec un peu de neige, mais surtout un bon vent (sur ce site, il y a 265 jours par an avec plus de 60km/h de vent). Panorama impressionnant depuis la table d'orientation avec vue sur la mer Méditerranée, les Pyrénées, etc ...Séance photo-moto avec le groupe mais aussi avec deux minettes attirées par les chromes de nos Harleys  qui viennent poser sur nos fiers destriers ; désolé pour Laurent et sa Béhèmmme, mais il devra s'y faire!


Mont Aigoual 1567m et 60 km/h de vent froid, c'était un jour calme

Deux admiratrices de passage


Village de Cantobre

Après cette étape de rafraîchissement, nous filons dans les gorges du Trévézel vers Nant avec une halte café sur la place du village (et pour les amoureux de la culture, visite de l'abbatiale St Pierre) puis, après le fameux village de Cantobre perché sur des aplombs pittoresques, slalom dans les gorges de la Dourbie, pour filer vers notre hôtel. Ce fut une journée de zigs et de zags qui nous a laissés un peu fourbus et si les chambres de cette auberge n'ont rien de spécial (encore que nos destriers auront droit à des box fermés), la cuisine du patron de l'hôtel est tout simplement superbe et faite maison avec des produits « bio ». Ce dîner sera agrémenté de 2 différents vins AOC Côtes de Millau qui, eux, ne nous laisseront pas un souvenir inoubliable.

 

J3 : de Compeyre à Compeyre en passant par les gorges du Tarn, les Causses Méjean et de Sauveterre, puis le viaduc de Millau (230 km)


La météo s'annonce moins bonne avec un ciel couvert et une probabilité de pluie dans l’après-midi et nous constaterons que Météofrance ne s'est malheureusement pas trompé. Mais avant le départ, petit déjeuner  avec confitures variées, yogourt au lait de brebis, fromages, saucisson, etc … donc tout pour le régime cholestérol.
Nous filons vers le fond des gorges du Tarn, via Sainte Enimie avec une halte café et nous poursuivons jusqu'à Quézac son pont gothique et son eau minérale, dont le nom qui sent bon la France profonde, cache bien que cette source est exploitée par Nestlé Waters, la fameuse multinationale basée en Suisse. Retour vers Sainte Enimie avec un petit saut, via un pont inondable, à Castelbouc et ses maisons plus collées qu'adossées à la falaise des gorges.


Gorges du Tarn

A La Malène, nous traversons le Tarn et nous nous lançons à l'assaut du Causse Méjean vers Caussignac  pour un bon déjeuner à l'Auberge de la Grive, dont déjà le nom nous donne déjà l'eau à la bouche, avec un menu local à 14 euros ! Ensuite direction, via le col de Rieisse sur le Causse Méjean, pour Les Vignes avec descente vers le Tarn puis remontée vers le Causse de Sauveterre dans un festival de virages, vers Massegros et Sévérac-le-Château. Petite visite pedibus de Sévérac, planté sur un petit mont avec sa cité médiévale et son château perché. Retour au parking des destriers, mais horreur, Julius a oublié son casque lors de cette visite. Retour au château, mais à moto cette fois et récupération du couvre-chef par Laurent, qui ainsi commence à gagner des galons. Le ciel se couvre alors que nous filons vers Millau pour emprunter le viaduc et la pluie nous souhaite la bienvenue sur l'autoroute. Puis un peu de calme météorologique et la traversée sur le viaduc se fait à sec avec une bonne visibilité pour admirer le paysage. Pour compléter la « visite » du viaduc, petit tour vers le site d'information situé prés d'un des pieds de l'ouvrage dans la vallée, ce qui permet de bien découvrir l'élégance aérienne de l'architecture de ce viaduc !

 

Viaduc de Millau

Retour à l'hôtel, mais Julius accompagne San Bernardo vers le centre du petit village médiéval de Compeyre pour son pèlerinage à la maison d'un ancien amour d'été, maison qu'il retrouve sur la place-promontoire du village, mais la belle n'a pas attendu 40 ans pour le revoir …

 

Le dîner sera semblable à celui de la vieille en termes de qualité tant pour les solides que les liquides. A noter les excellents fromages locaux, dont le Bleu des Causses et le Roquefort : si leurs apparences sont assez proches, les goûts sont néanmoins différents avec plus d'onctuosité dans le Bleu des Causses (lait de vache) et plus de charpente dans le Roquefort (lait de brebis).

J4 : de Compeyre à Bordeaux (430 km)


Comme la veille, bon petit déjeuner et en avant vers Albi, mais sans arrêt culturel, puis Cordes-sur-Ciel et sa cité médiévale avec visite pedibus (décidément, on en aura bouffé du médiéval !!). Laurent nous quitte vers Gaillac pour rejoindre sa dulcinée et sa descendance. Nous déjeunerons donc à quatre dans la petite auberge de Salvagnac. Puis vers Montauban, nous prenons l'autoroute et après le péage de St Selve, chacun rentre chez soi.


Cordes-sur-Ciel

La vidéo du run par Laurent
https://www.youtube.com/watch?v=DBOmOP3X0dE

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Overdose de Virolos par Moto Macho
 30 cols sur 1000 km en 2 jours
15 & 16 juillet 2014

Après le défi du fameux Cul Tanné 1515 initié en 2010 (voir ici) suivi de l'ascension du Pico Veleta qui a fait de nos motos les Harley les plus hautes d’Europe en 2012 (voir ici), voici une nouvelle idée qui est le résultat d’un jus de neurones masturbés avec la fusion de ces deux défis, car l’imagination des Moto Machos est toujours aussi créative quand il s'agit de passer un bon moment sur le bitume entre Frères de Route.
L'idée générale était d'allier notre plaisir de piloter sur les routes de montagne (
deuxième commandement selon Julius : La moto c'est les virages) et dans de beaux paysages avec un défi quelconque en terme de résistance et  la concentration. Ce fût Julius qui lança l'idée de réaliser ce nouveau run, inspiré, il faut l'avouer, par le Swiss Crazy Run imaginé par notre ami Winston du forum Swiss-Biker à qui nous rendons hommage (http://swiss-biker.bbconcept.net ), et San Bernardo qui le planifia et l'organisa.

Et ainsi est né le projet du Crazy Run Pyrénéen car dans les Pyrénées (évident, mon cher Watson), « run » car il s'agit d'une sortie moto Harley et « crazy », car il faut néanmoins être un peu dingo, mais néanmoins pas full dingo, pour penser à un tel truc.
Voici donc le Crazy Run Pyrénéen : Traverser les Pyrénées de l'Atlantique à la Méditerranée en franchissant un maximum de cols.

Le roadbook est en fait facile à planifier : prendre la liste des cols principaux et annexes des Pyrénées entre Pays Basque et Catalogne (via.michelin est un bon site web pour cela), puis relier ces cols avec une route via gloogloomaps et ainsi réaliser un parcours avec une foultitude de virages en montagne.

Après avoir choisi les 30 cols des Pyrénées dont les plus fameux et mythiques, mais aussi des moins connus et pas moins difficiles pour autant, le roadbook développe ainsi quelques 1000 km. Il faut compter sur une moyenne de 50 km/h efficace, c'est à dire en roulant, à laquelle il faut ajouter du temps pour quelques fotos à chaque col, au moins un plein et 3 arrêts (pause à mi-matin, déjeuner et pause dans l'après-midi). Ce genre de run est réservé aux bikers plutôt bien expérimentés, avec des bécanes pas trop pourries et à réaliser impérativement par beau temps aussi bien pour l'agrément que pour la sécurité en 2 étapes de l'ordre de 12 à 13 heures (en fait quelques 10 heures assis sur la moto, donc un bon Cul Tanné). Les statistiques du GPS Tomtom de Julius témoignent de la justesse de ces hypothèses.

Le rendez-vous est fixé à Sainte Pée sur Nivelle le 14 juillet au soir et ainsi, outre Julius et San Bernardo, est présent notre ami Bertrand un très bon biker avec sa nouvelle Electra Limited (mais lui il n'est pas limited) et surtout Président - Fondateur des "Lou Droleys"  du Périgord.

J1

Départ de Sainte Pée à 6h30 avec pour petit déjeuner, un bon morceau de gâteau basque préparé la veille par la patronne de l'hôtel et départ officiel à 6h40 du fronton d'Ainhoa au pays Basque.

Cap au sud, donc vers l'Espagne avec dès 7h le col d'Otxondo et on continue en faisant du slalom par des petits cols pour se mettre en jambe puis retour en France avec le fameux col de Roncevaux (Ibañeta en espagnol) en plein brouillard. Puis cap à l'Est et on attaque la forêt d'Iraty après St Jean Pied de Port et là c'est de la belle dentelle sur des routes étroites et assez peu pratiquées, car ces cols sont peu connus (Haltza, Burdincucucheta).Et retour en Espagne via les cols d'Erroymendi et Larrau puis on remonte au nord via d'abord une large et majestueuse vallée « El Valle del Roncal » (et son fromage) qui est probablement le plus beau paysage de la journée, pour atteindre la montée du col de La Pierre St Martin via le col de Eraice. Puis retour en France  et afin de ne pas perdre de temps, nous piquons à droite au col de Labays pour une petite route étroite, la D441, très sinueuse et parfois avec des gravillons pour couper direct à Accous au pied du Somport. Mais avant ce col, un excellent repas, avec une viande locale superbe dans le petit restaurant de la place du village d'Etsau, niché dans cette si belle vallée d'Aspe, sans camion car le tunnel du Somport est fermé ! Quelle chance !

L’après-midi, ce sera pour les grands cols mythiques, c'est à dire Somport, Portalet, Aubisque et Soulor. Enfin vers 19h, fin des cols en descente vers Argelès-Gazost et ses bouchons et accueil bien sympa à l'hôtel Terminus de Equièze-Sère (à l'entrée de Luz-St-Sauveur).


8 cols (il manque la photo du col de Labays (1351m) que nous avons passé à 13h15 le nez dans le guidon sans voir le panneau.

Pour le dîner, ce sera en bord du torrent le Bastan. Nous y goûterons le pinard, je veux dire le bon vin, de notre frère de route Alain, ancien propriétaire du Chateau Majureau Sercillan 2009 et qui se boit bien. Mais si on a goûté au vin, il n'en n'a pas été de même avec la jolie minette qui assure le service …. Nous sommes sérieux !

J2

Pour le 2ème jour, ce sera encore les grands cols mythiques pour la grande partie de la journée avec pour commencer le Tourmalet, puis Aspin, Peyresourdes, Portillon, puis re-Espagne avec le col de Bonagua dans le Val d'Aran (où l'on parle encore la langue d'Oc et où aussi se trouve le Megève espagnol, c'est à dire la station de ski huppée de Baqueira Beret qui compte la famille royale espagnole parmi ses habitués). Puis cap sur l'Andorre, ce qui permet à Julius d'acheter une batterie Yuasa 30 % moins cher (celle de son Softail Deuce avait rendu l'âme, par sa faute, la veille du départ et il utilisait en dépannage celle du "Sports" de sa femme). Déjeuner rapide, bon et pas cher, car c'est comme pour les batteries, pas de TVA !

On serpente un peu via le col d'Ordino, puis toujours les grands cols avec Envalira, 2408 mètres point culminant de ce run, et Puymorens. Maintenant cap vers le nord en Ariège et des cols moins connus, mais nous y trouverons le col plus difficile de ce run et pas si connu : le col de Pailhères situé entre Quérigut et Ax-les-Thermes et que nous montons par la face nord en quelque sorte. Ce ne sont que des virages hyper-serrés sur une route hyper-étroite et en dévers : poser le pied revient à tomber, à moins d'avoir les gibolles d'un basketteur de 2m10 ce qui n'est pas notre cas. A 18h enfin au sommet et descente vers la Couillade de Font Nère. Ensuite aprés Ax-les-Thermes, ce seront des petits cols avec Chioula (et pas ici!) et sa suite, les Sept frères, Coudons et Portel parfois un peu sinueux comme ceux de hier matin. Puis avec un dernier festival de virolos pour bien conclure ce Crazy Run Pyrénéen, descente du col de Portel vers Quillan à notre hôtel et sa piscine

.

Au cours du dîner en bord de rivière sur la terrasse dite des amoureux de la Maison Templière, nous fêtons l’événement en arborant le patch du Crazy Run Pyrénéen sur nos jaquettes.

En guise de conclusion, les grands cols mythiques ne sont pas les plus difficiles car la route y est large et les virolos assez ouverts. Les petits cols moins connus sont dotés de petites routes très serrées, étroites et mal entretenues et si réparées, alors attention aux gravillons.

En ce qui concerne les bikers, bien jauger les possibilités de chacun tout en limitant la taille de groupe afin de ne pas se ralentir car l'exercice demande expérience, résistance et concentration. Nous avons eu des frayeurs, notamment avec des véhicules doublant en face de nous sur des routes étroites. Bien calculer les dates pour éviter le Tour de France et tout son barnum (notamment les jours précédents ou suivants avec le Tour de France des amateurs) ou les WE de chassé-croisé, choisir une météo favorable sans pluie tant pour le revêtement des routes que la visibilité. Enfin, nous avons eu le pot de ne pas trop croiser de  ces "fucking" camping-cars.

 

CRP acte II ou le défi est relevé

Le défi du Crazy Run Pyrénéen réalisé par Bertrand Président - Fondateur des Lou Droleys du Périgord, Julius et San Bernardo, tous deux des fameux Moto Machos, a suscité une vocation chez Lolo de Béhèmmm. Comme son nom l’indique, il n’appartient point à la noblesse des bikers, mais au peuple des motards, pas tout à fait lambda puisque d’ascendance teutonique, mais néanmoins motards, mais nous savons nous montrer généreux.
Mais en vérité, pourquoi donc adopter ce gaillard ? Pour la paix des ménages, car il est, en sus de motard, le mari de la fille de la copine espagnole de la duchesse dont San Bernardo est l’élu du cœur ! Et rien que cela, me direz-vous, mais c’est suffisant …
Il avait bien calé ce run en fonction de la météorologie, mais il maîtrise peu ce domaine scientifique puisqu’il a cumulé pluie, brouillard et froid (et tout cela en août).
En sus de ses carences en météorologie, il n’est point scribe, mais il ne cumule pas toutes les tares (San Bernardo doit faire preuve de prudence car il est le mari de la fille ……) et fort heureusement il est aussi un excellent cameraman et voici son récit en vidéo.

Notre impétrant, Lolo de Béhèmmm aime profiter des virolos et il a réussi à motiver un autre motard pour refaire la face nord du Col de Pailhères et par beau temps pour cette fois. Voir cette autre vidéo

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Back in Sierra Nevada !!

11 au 17 août 2014

 

Introduction
Avant de commencer par le vrai sujet et dans la suite de la formation B96 réalisée en février 2014 pour le permis « remorque » (http://www.moto-macho.com/pages/topo.html#2 ), voici en introduction (mais sans la mettre profonde) la saga avec la Préfecture de la Gironde pour obtenir le précieux permis, maintenant au format européen, type carte de crédit, avec l'ajout du B96. Dans le bon vieux temps, un petit tour à la préf avec le « 3 volets » rouges, un coup de tampon y basta cosi.

Mais l'ENA est passée par là et ces élites ont donc modernisé le système avec leur grande connaissance de la gestion et de l'organisation. Et l'ENA avec sa culture du citoyen-usager-contribuable-corvéable à merci, ce n’est pas Harvard avec sa culture du « service du client », comme nous l'avons constaté à nos dépens.

Julius et San Bernardo ont donc déposé leur dossier complet en préfecture à mi-février, avec dans le cas de Julius plus de 4 heures d'attente, pour remettre un dossier déjà entièrement complété par l'auto-école, mais l'auto-école n'est pas autorisée à déposer le dossier directement. Nous serons informés de la disponibilité de nos nouveaux permis par SMS et dans quelques deux mois selon les dires de la préposée.
 
Début mai, sois deux mois et demi après le dépôt des dossiers, aucune nouvelle de la préfecture et donc un courrier est envoyé le 12 mai. N'ayant aucune réponse de la préfecture, relance via dépôt d'une demande d'information le 8 juin sur le portail internet de la préfecture de Gironde Et ô miracle, il y a une réponse, mais désespoir, il ne s'agit que de la réponse automatique du serveur informatique qui promet une réponse « dans les meilleurs délais ». Toujours sans nouvelles après 2 semaines, toute personne censée estimerait que les dits « meilleurs délais » sont largement dépassés et donc rerelance la préfecture par courrier le 21 juin et bien sûr, juillet arrive et toujours pas de réponse.
Encore un essai par mail, bien sûr sans réponse, à part le message automatique du serveur ! Au moins, il y a un truc qui répond dans cette préfecture. Bien sûr, l'essai via le téléphone ne donne rien, car on aboutit à un serveur vocal avec la rengaine «  faîtes le 1, si …., etc » que tous les abonnés Internet ou mobile connaissent si bien et en fin de course, la préposée vocale synthétique raconte qu'aucune information sur les dossiers de permis de conduite n'est communiquée via téléphone !

Or ce B96 est une condition sine qua non pour pouvoir tracter une remorque avec un ensemble PTAR entre 3 500 kg et 4250 kg (c'est à dire la somme des PTAC tracteur + remorque et pour les cancres voir http://www.moto-macho.com/pages/topo.html#2)).
Et le mois d'août arrive vite avec notre semaine de runs dans la Sierra Nevada et le transport de nos fiers destriers sur une remorque !

Que faire alors ? San Bernardo décide de sortir l’arme fatale ! Un courrier à sa députée pour lui exposer les fait et lui demander de se renseigner auprès du Préfet.

Eh bien, suite l'intervention de cette députée, la préfecture nous contacte pour nous informer que notre permis est en prefecture depuis mai! En fait l'administration ne previent plus (contrairement a ce qui nous avait été annoncé) de la mise a disposition de ce document. Nous avons donc nos permis complets, dont le tant désiré B96 à mi-juillet OUF!

 

Location de la remorque
Nous pensions que les problèmes et incidents étaient derrière nous, mais comme disait Chirac, "les emmerdes ça volent en escadrille". Le départ étant prévu le mardi 12 août avec le lundi dédié au chargement et aux ultimes préparatifs, en bikers bien organisés 15 jours avant la date de départ nous allons confirmer la location au loueur de remorque que nous avions contacté deux mois plus tot afin de tout boucler administrativement et techniquement. Badaboum ! La remorque en vue a déjà été louée. Alors une nouvelle, type plateau, serait disponible mais le patron nous propose des solutions pour le moins douteuses: plateau sans rail ni butée avant et motos posées sur la béquille avec des cales de bois sous le cadre !!
Nous decidons de nous rendre chez un autre loueur, Soumat-Pessac, qui est d'accord pour nous louer une remorque plateau toute neuve (parce qu'il s'agit d'une location d'une semaine) et de l'équiper pour 2 HD avec tout ce qu'il faut (rails au moins espacés de 90 cm because largeur des guidons, butées AV, points de fixations pour les sangles entre les rails, rampe d'accès large, longue de 2 mètres et aussi très légère car en aluminium), sans oublier la carte grise à faire.
Donc, le lundi matin 11 août on prend la remorque chez Soumat et tout a l'air OK : nous avons l'assurance complémentaire du véhicule tracteur, nos B96, mais chez Julius, San Bernardo vérifie tous les documents et, stupeur, nous découvrons que la plaque d'immatriculation de la remorque ne correspond pas à la carte grise !! Re-A/R chez Soumat pour obtenir la plaque correcte avec la riveteuse !


Aucun pb pour charger les motos car la rampe de 2 mètres est parfaite et sa longueur bien pratique. De plus nous avions précédemment confectionné deux rampes annexes pour poser les pieds et ainsi contrôler les motos lors de la montée ou de la descente. La remorque avec les destriers est prête et passe la nuit dans le garage de Julius.

 

Enfin, back in Sierra Nevada :

Départ de Bordeaux le mardi matin assez tôt vers 6h30 et voyage bien au frais dans l'Evoque et son air conditionné. Arrivée à Monachil dans notre hôtel habituel, Los Cerezos, sans pb vers 19h30 et déchargement des motos en moins de 30 minutes dans le grand parking privé et fermé : on commence à avoir la main.
Et ensuite après bon dîner et boisson locale (vino tinto), dodo et mercredi moto vers la Sierra Nevada : le bonheur. On retrouve dans la fraîcheur matinale, la fameuse barrière qui ferme l’accès à la route du Pico Veleta et que nous avions pu passer il y a deux ans en bénéficiant du pèlerinage de La Virgen de la Nieves  (voir « On the highest European road, 2 Harley à 3117 mètres » http://www.moto-macho.com/pages/Sortie%20passees2.html#2 ).

Pour l'après-midi, on décide d'aller vers la face sud de la Sierra Nevada et c'est aussi un délice.

MAIS vers 15h30, juste à la sortie de Pitres, en montée, le moteur de la Deuce de Julius se bloque sec et plus rien : le démarreur n'arrive pas relancer le moteur qui semble bloqué. Serrage ? Pièce cassée ?   Après une courte descente en roue libre, la Deuce est garée à l'ombre sous un arbre dans le petit village de Pitres. Nous notons qu'il y a, un peu plus loin en contrebas, un petit parking légèrement surélevé avec une courte voie d’accès montante, ce qui permettra de charger sans pb la Deuce, car point de treuil sur la remorque.

On rentre à l'hôtel sur la bécane de San Bernardo et on vient cherche la Deuce avec la remorque.
Arrivée sur le lieu de la panne : un peu de pousse-pousse pour monter la Deuce sur le parking. Ainsi avec la remorque légèrement en contrebas, la rampe sera presque horizontale (la prochaine fois, il faut penser à un treuil ou à un palan?). Ensuite, la pratique du B96 est utile car il est nécessaire de réaliser une marche arrière pour bien positionner la remorque au pied de la voie d’accès au parking pour charger. Un voisin, que nous avions sorti de sa sieste sans qu'il s'en offusque, car son 4x4 nous gênait, regarde avec admiration la manœuvre et surtout l’amarrage de la moto en moins de 10 minutes !
Le soir, ce sera dîner avec parilla à Monachil.


Le lendemain matin, on va à la concession HD de Grenade d'abord sur le roadking, puis avec la remorque afin que le boss de la concession puisse constater le pb : apparemment grave et plus que probablement pas réparable en 2 jours si il faut des pièces et le mécano n'est pas présent (et en plus il y a le pont du 15 août en Espagne comme chez nous). Hé bien, le patron, dont la ressemblance avec Buffalo Bill est étonnante, bien que ne louant pas des HD (il faut aller à Malaga) nous dépanne en louant à Julius, à un tarif d'ami et sans caution, la toute nouvelle 750 HD Street, tout ça rien que sur notre bonne gueule! Et il reviendra de la plage le samedi en fin d'apm pour la récupérer avant notre départ pour Bordeaux.

Avec cette bonne nouvelle, « we are back in business » et nous allons pouvoir profiter de ces jours ensoleillés. Pour mercredi, ce sera un court run à la Sierra Nevada, côté sud, pour que Julius se fasse à son nouveau destrier, la 750 Street, avec moulin refroidi à eau et aussi un peu à l'air.


Pour jeudi, demi tour de la Sierra, Départ face sud puis retour par le nord. Arrêt-café à Cadiar sur une terrasse couverte bien fraîche et couverte, entourée d'arbustes verts puis passage du col « puerto de la Ragua », situé entre Laroles et La Calahorra (entre C et D sur la carte çi contre) et accueille une station de ski de fond en hiver et des chemins de VTT en été. Puis descente par la face nord avec toujours un  festival de virolos et déjeuner dans une auberge sympa à Ferreira près de La Calahorra, village surmonté d'une forteresse typiquement médiévale. Et on continue avec des petites routes vers l’intérieur de la Sierra pour atteindre finalement Monachil et notre hôtel.

Pour le dîner, nous ne saurions trop recommander la Cantina de Diego à Monachil, par ailleurs référencée dans le guide Bibendum, pour sa cuisine locale (légumes du potager) et un excellent secreto de cochon ibérique (morceau situé derrière les pattes de devant du dit-cochon, lequel est nourri traditionnellement de glands et aussi appelé aussi pata negra, car doté de pieds aux ongles noirs, mais sans aucun rapport avec les nôtres de pieds noirs).

 

Le vendredi, ce sera suite à une recommandation dans un bistrot de Cadiar, direction Albuñol, avec « vista al mar », via le col Haza del Lino. Et encore des virolos, mais nous sommes bien entraînés, notamment suite au Crazy Run Pyrénéen (cf http://www.moto-macho.com/pages/Sortie%20passees3.html#2).

Pour la soirée, le plan prévoit d'aller au hammam andalou de Grenade (dans le l'ancien quartier arabe dit "Albaicin", mais archiplein et pas de place avant la session de minuit. Alors ce sera dîner de fruits de mer et poissons chez le fameux Cuccini dans le centre piéton de Grenade.


L'Ahlambra vu de Grenade

Pour samedi, direction le village de montagne de Trevelez, ce qui était initialement au programme de mercredi après-midi (mais la Deuce de Julius en a décidé autrement), le village le plus haut d'Espagne (1486 mètres) avec comme devise « En Trevelez, tocaras el cielo », c'est à dire « A Trevelez, tu toucheras le ciel ». A recommander aussi le jambon de ce village, un des meilleurs des Sierras espagnoles ! Le déjeuner sera d'ailleurs tout simplement local dans une petite auberge: plat de patates avec le fameux jambon et San Bernardo ne résiste pas au plaisir de poser à côté d'un écorché de cochon !


Encore une journée avec 1001 virages


Trevelez


Sans commentaires !

Retour hôtel, chargement du RK de San Bernardo sur la remorque en 2 temps 3 mouvements, puis concession de Grenade où nous retrouvons Buffalo Bill afin de lui rendre le 750 Street. A notre retour, un mail sera envoyé à Harley Europe et au HOG Europe pour mentionner la conduite exemplaire de cet homme  : il y a encore des concessionnaires (au moins un) avec un esprit de service sans arrière-pensée commerciale.
Puis cap vers Manzanares et son hôtel-parador à quelques 200 km.
Départ le lendemain dimanche, après une remarquable marche arrière de l'ensemble attelé par Julius sur le parking du parador. Quelques achats de melons vers Consuegra et déjeuner dans une auberge type routier. Arrivée le soir à Bordeaux sans pb à part un bouchon maousse-kosto à l'embranchement des autoroutes de Bordeaux et Arcachon.

PS de Julius : je voulais faire un compte rendu de mon expérience de la 750 Street mais j'ai la flemme alors je vais faire court : C'est un petit V-Road, il faut prendre des tours, la boite est agréable et il faut fusiller avec des balles rouillées le gars qui a choisi les rétros et leur positionnement : dedans, tu vois beaucoup tes bras mais très peu la route.
Pour ceux qui veulent en savoir plus j'ai trouvé cet essai qui reflète bien ce que j'ai ressenti : http://www.moto-station.com/article17212-harley-davidson-street-750-esprit-es-tu-la-.html

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Pizza, chianti e belle ragazze en Toscane
pour les Moto Machos
30 mai au 6 juin 2015

 

Dans la suite de nos aventures dans la Sierra Nevada de l'année dernière, c'est donc avec la configuration de type « motos sur remorque » que nous ferons l'AR entre Bordeaux et notre base en Toscane. Mais, avec une variante, c'est à dire le Softail Deuce de Julius dans sa camionnette Renault Traffic et le RK de San Bernardo sur une remorque de type basculante conçue pour les Harley (et autres bécanes de ce gabarit avec une charge utile de quelques 400 kg) par Mil-Remorque et louée chez Soumat à Pessac (qui devient notre loueur attitré). Sans entrer dans moultes détails, un chargement complet des 2 motos se fait en moins de 45 minutes et ce système permet de faire sans pb plus de 1 000 km sans fatigue (relais de chauffeur tous les 300 km) et d'arriver bien frais ; la camionnette s'avère bien confortable (fauteuil conducteur avec accoudoirs, régulateur de vitesse, AC, radio-CD) et avec une moyenne de presque 100km/hr et un départ vers 6h du matin, nous arriverons vers 19h.

 

Pour le choix de notre base, c'est Tirrenia sur la côte, juste au nord de Livorno, avec un appartement dans un site avec golf et piscine du nom de Cosmopolitan Golf & Beach Resort, certes début juin donc hors saison, mais encore chérot et avec des petits défauts (Wifi accessible seulement dans une partie de l'appartement, un soir sans eau chaude car les panneaux solaires auraient explosé!). Le critère principal est le parking sécurisé ainsi que bien sûr le prix par rapport aux hôtels . Et puis, le sourire d'Anna , la jolie blondinette de la réception nous fera oublier ces petits désagréments.

En arrivant le samedi de Bordeaux, nous avons constaté d'énormes bouchons de plusieurs dizaines de kilomètres, fort heureusement dans l'autre sens, car avec vacances de Pentecôte et WE prolongé avec le pont du mardi 2 juin, fête nationale italienne, tout le monde file vers la côte d'Azur.

 

Pour commencer ce récit, l'avertissement de Julius, qui synthétise bien nos impressions :

La Toscane, c'est beau, et même très beau, probablement une des plus belles régions d'Europe, et ceci vaut aussi bien pour les paysages, les villes et les richesses culturelles. De ce fait, c'est aussi une des régions les plus touristiques d'Europe et si vous ajoutez à cela que c'est aussi une des régions les plus peuplée d'Italie vous arrivez à la conclusion : il y a du monde et des bagnoles partout.

Au fin fond de la campagne Toscane (sud de Sienne) ou dans les Apennins, ça va encore mais les villes, même les petites, et les grand axes sont en permanence saturés de voitures, camions, bus et scooters.

Tout ce petit monde conduit de façon imprévisible et parfois agressive. Quand tu roules à 80 sur une route limitée à 50 (pour faire comme tout le monde), tu te fais encore doubler avec franchissement de ligne continue et sans visibilité. Les routes sont dans un état, disons, "moyen" et les pouvoirs publics ont tendance, comme en France, à abuser massivement des lignes continues.

Résultat, il est très difficile doubler, dans des conditions de sécurité correctes, les camions, les bus, camping-cars et les touristes qui respectent les limitations vitesses. Bref pour la moto c'est pas le paradis ou alors il faut y aller à l'italienne et encore...

D'autre part, en raison de cet attrait touristique, le coût de la vie y est élevé : hôtel, restos, péages, etc. Le carburant est bien plus cher qu'en France et pratiquement pas de SP 98 (ma Deuce "tourne" mieux avec)  !!

En conclusion, la Toscane en Harley oui ! Mais une fois dans sa vie, et ensuite, si tu veux rouler peinard dans des jolis paysages et avec un budget raisonable, tu retournes en Espagne, en Autriche, en Slovénie ou en Écosse...

Après ce petit billet d'humeur de Julius, en bref par San Bernardo

Les Apennins, c'est un festival de virolos, mais attention à la météo car nous avons eu brouillard et pluie le premier jour. Entre Pise, Florence et Sienne, c'est le monde du tourisme et un petit tour à San Gimignano avec ses tours et ses glaciers champions du monde est quasiment un exercice obligé. Bien sûr, en tant que moto-machos, il fallait faire du « hors-la-loi » et donc nous avons fait fort, devant des touristes ébahis, en entrant avec nos Harley dans Monteriggioni, petit village fortifié interdit à la circulation comme le témoigne la vidéo. Itou pour Pise dont le centre est classé comme ZTL, c'est à dire « zone à trafic limité », donc réservée aux véhicules d'urgence et résidents dûment patentés avec la plaque d'immatriculation de leur véhicule enregistré à la municipalité, SINON amende et cela vous arrive par courrier en France. Mais, les motos sont autorisées et ainsi nous avons pu nous approcher de la fameuse tour penchée avec nos destriers. En sus, pour les motos, pas de parking payant et un vendeur de lunettes de luxe et autres bracelets de grande marque à prix sacrifié est promu gardien des motos, moyennant péage, par Julius, qui a l'expérience de la culture subsaharienne.


Col de Radici dans les Apennins


San Gimignano


Monteriggioni


San Bernardo


Le sud de Sienne, ce sont les couleurs, le paysage typique de la Toscane (cyprès, collines, blés, demeures nobles sur les collines) et bien moins de monde.



Et enfin, faire le tour de l'Île d'Elbe (compter 1 heure de ferry depuis Piombino voire moins selon le port d'arrivée sur l'Île d'Elbe) est un vrai plaisir tant pour les yeux qu'en moto avec une route sinueuse au milieu de massifs fleuris et de paysages idylliques de mer bleue et transparente léchant des plages nichées dans des criques. En sus, les italiens peuvent remercier Napoléon qui a rendu encore plus fameuse cette île. Maintenant visiter la Villa Napoleonica (la villa di San Martino qui surplombe la ville de Portoferraio, capitale de cette île), c'est du racket à tous les étages entre parking, musée et la villa elle-même qui fût une des deux résidences de l'empereur pendant son court exil dans cette île. D'ailleurs au vu de cette humble demeure et de sa misérable annexe (Palazzina dei Mulini) dans le centre historique de Portoferraio, que dis-je au vu de ce taudis pour migrants ou Roms, moi, j'y serai resté tranquillos dans cette île et au soleil !


villa Napoleonica


Ile d'Elbe

Nous avons aussi rencontré la jolie Adèle, c'est à dire Adela dans la langue du pays, serveuse au restaurant Loweneck de Tirrenia (bien noté sur tripadvisor et nous confirmons pour le restaurant et aussi pour Adela (bien que non évaluée sur tripadvisor), super steak house avec son fameux « bistecca alla fiorentina » de presque 1kg et nous avons fait exception au chianti avec de la birra « blonde » comme Adela ...

Certes, nous n'avons point fait beaucoup de culturel, à part le quart d'heure prés de la tour de Pise, mais nous sommes des brutes ignares et dans ce domaine, nos ambitions se limitent au niveau du Ministre de la Culture d'Attila.
Enfin à deux fois, on a été prêt à se coltiner avec des conducteurs ritals peu soucieux du code le route et encore moins des motos et autres 2RM, désirant nous couper la route en ville : la solution est simple = arrêter la moto devant le véhicule et descendre pour se diriger vers l'impétrant (il est impératif de porter la jaquette Moto Macho et ses patchs) et cela se calme …

Une petite Video de ce trip en Toscane (20 minutes quand même)

Et pour ceux que ça intéresse le PDF des 6 runs

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